La culture japonaise est presque indissociable, au-delà de ses frontières des samurais et des sabres (voir notre dossier sur les sabres japonais) qui ont fait leur popularité. Le sabre japonais est de nos jours une œuvre de collection, mais également un épicentre d’intérêt pour des passionnés de l’art martial des célèbres bretteurs nippons.

Le katana, ce qu’il faut savoir

L’histoire du Pays du Soleil Levant a été marquée par de nombreuses guerres claniques. Des guerres qui forgèrent les mœurs et les castes de la société nippone antique. La caste emblématique de cette société était celle des samurais. Familles guerrières qui servaient la lignée d’un Seigneur et qui vivaient selon un code d’honneur particulièrement strict. Le katana était le symbole de cette caste de guerriers (voir l’histoire du katana). Pendant les périodes de paix, le katana devint un ornement d’apparat et les techniques de fabrication s’affinèrent (voir les étapes de fabrication d’un katana).

Le katana est une arme blanche à un seul tranchant dont le maniement varie en fonction des styles utilisés. En dehors du tranchant, la pointe du katana sert également à porter des coups d’estoc, de même que la garde peut servir à porter des coups. Certains samurais affectionnaient un style qui nécessite l’usage du fourreau ou de deux katanas. Tout ceci permit de faire du maniement des katanas, un art martial particulièrement harmonieux et visuellement esthétique.(voir notre dossier sur l’entretien du katana).

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Les différents types de katanas

Le terme katana est employé au sens large pour désigner tous les sabres japonais de plus de 60cm. Pourtant, cette désignation cache d’autres types de sabres. C’est le cas du tachi qui est un sabre destiné aux cavaliers. Le tachi est un sabre léger qui permet un maniement à une main. Il s’agit d’un sabre courbe qui est suspendu à la ceinture par des ashi (des bèlières). Il était généralement réservé aux nobles à la cour.

En plus du katana, les samurais étaient armés d’un wakizachi. Celui-ci est un « katana réduit d’un tiers » dont le port n’était pas toujours exclusivement réservé aux samurais. Entre 30 et 60cm, le wakizachi servait d’alternative lorsque l’usage du katana n’était pas idéal. Le katana et le wakizachi forment chez le samurai l’ensemble appelé daisho. Tandis que le katana était porté sur la gauche avec la lame vers le haut, le wakizachi était porté avec le tranchant pointant vers le sol.

Il ne faut pas confondre le wakizachi au tanto. Le tanto était un couteau qui mesurait entre 15cm et 30cm et qui pouvait avoir deux tranchants ou parfois un seul. Le tanto peut substituer le wakizachi dans un daisho. Natif de la période Heian, le tanto ne présente pas toujours la courbure usuelle des katanas ou des wakizachis (voir comment choisir son Katana). Il existe aussi le Nodachi, sorte de Katana très grand.

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Anatomie du katana

Un katana (qui est différent d’un Ninjato, souvent employé dans la panoplie du ninja) est composé de quatre parties principales : le manche, la garde, la lame et l’étui.

  • Le manche encore appelé tsuka a une longueur variable en fonction des époques. Généralement d’une longueur de deux mains, il peut aller jusqu’à trois mains et est recouvert d’un tressage de soi ou de coton ; à l’extrémité inférieure du manche se trouve le kashira qui est le pommeau du sabre ;
  • La garde ou le tsuba était généralement conçu par des artisans spécialisés. Faite de fer ou d’alliages métalliques, elle a pour fonction d’empêcher les mains de glisser du manche sur la lame ;
  • La lame du katana était historiquement faite d’acier brut, ce qui ne lui conférait qu’une faible durabilité. Les artisans eurent alors l’idée de combiner plusieurs types d’aciers pour allier à la fois la solidité et la durabilité (Voir notre article sur les différents acier pour katanas). Le processus de fabrication confère à la lame sa courbure emblématique ;
  • Le fourreau également appelé saya est traditionnellement fait de bois laqué et s’attache à la ceinture grâce au sageo (une corde tressée sur l’étui). Les deux extrémités sont traditionnellement faites à base de corne de bœuf.

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Le katana dans le monde moderne

De nos jours, les katanas sont plus souvent des pièces de collection que des armes (consultez notre article sur combien coûte un katana ?). Mais, ce n’est pas pour autant que les katanas ne sont plus forgés de nos jours. Certes, il est très difficile de trouver aujourd’hui des katanas qui soient encore forgés par les moyens ancestraux, mais les avancées techniques permettent de fabriquer des katanas d’un tout nouveau genre. De nouveaux katanas qui ne valent pas toujours les modèles traditionnellement forgés.

En effet, les méthodes de forge modernes ne donnent pas aux katanas les motifs de vaguelettes distinctifs de la méthode traditionnelle. Parfois, ces motifs seront artificiellement créés, mais grâce à de l’acide ou d’autres techniques. Il faut savoir que l’acier des katanas et le tamahagane sont très chers à produire et que leur exportation hors du Japon est presque entièrement interdite. De plus, la méthode traditionnelle suppose de replier le métal sur lui-même à plusieurs reprises pour obtenir les motifs distinctifs. Ceci revient à faire plusieurs heures de forge avant de produire une seule lame authentique.

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L’art du katana

Aujourd’hui encore de nombreux arts martiaux font usage des sabres japonais ou d’armes de substitution tels que les shinais, ou les bokkens (et pour les plus expérimentés, c’était les armes iaito). Les shinais sont des épées de bambous composés de quatre lamelles retenues entre elles par des cordages et du cuir. Le bokken – littéralement épée de bois – peut être fait de différents types de bois (chêne, ébène, néflier, etc.). Il s’agit d’un morceau de bois façonné pour ressembler à un katana. Une arête découpée près du manche permet de signaler l’emplacement de la garde. Généralement, une garde en plastique est fixée à ce niveau.

Le shinai et le bokken étaient à la base des armes d’entraînement destinées à former au maniement du sabre avec plus de sécurité. De nos jours, l’on s’en sert dans des disciplines telles que le kendo, le iaido, le kenjutsu, l’aïkido, etc.

Le katana symbolise les samurais, autant que les samurais symbolisent le glorieux Empire du Soleil Levant. Encore aujourd’hui, le code moral des samurais (le bushido) continue de faire des adeptes à travers le monde. Des personnes qui manifestent autant d’intérêt pour les armes que pour leur histoire (voir notre dossier sur les katanas célèbres). Car, envers et contre tout, le katana est indissociable du Japon, de son histoire et de sa culture.

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